Déneiger 60 véhicules avant l’ouverture, sans abîmer le vernis

Le contrat de déneigement d’allées ne couvre pas les véhicules. Ce que ça coûte vraiment en heures de vente, et comment dégager un inventaire sans rayer la peinture.

Concessionnaires

Un client entre dans la cour un mardi de février. Il ne voit pas soixante véhicules. Il voit soixante bosses blanches. Il repart. Personne n’a rien fait de mal, et la journée est perdue quand même.

Le problème n’est pas la neige, c’est le nombre

Déneiger un véhicule prend quatre à six minutes quand c’est bien fait. Ça n’a l’air de rien. Multipliez par soixante et vous avez cinq à six heures de travail, à faire avant l’ouverture, après chaque bordée, tout l’hiver. C’est exactement le calcul que personne ne fait en signant un contrat de déneigement d’allées.

Le contrat de déneigement classique couvre les voies de circulation et le stationnement des clients. Il ne couvre pas les véhicules eux-mêmes. Alors le travail retombe sur le personnel des ventes et sur les préposés à la livraison, qui le font vite, avec ce qu’ils ont sous la main, sur de l’inventaire qui vaut des centaines de milliers de dollars.

Le coût invisible

Deux conseillers aux ventes qui déneigent pendant deux heures, ce sont quatre heures pendant lesquelles personne ne vend. Sur vingt bordées, ça fait quatre-vingts heures. Ce n’est pas un poste budgétaire, c’est pour ça qu’il ne se voit jamais.

Ce qui abîme un véhicule d’inventaire

Le vernis d’un véhicule neuf est mince et il pardonne peu. CAA-Québec est explicite: les balais bon marché s’usent vite et peuvent endommager la peinture, et le grattoir ne doit jamais servir directement sur la carrosserie. Les solutions rapides comme l’eau chaude, l’alcool ou les aérosols miracles sont à oublier, l’eau chaude pouvant fissurer une vitre froide.

L’ordre des opérations compte aussi: on commence par le toit et on descend vers les flancs et les vitres. L’inverse veut dire déneiger deux fois. Et les micro-rayures circulaires qu’on voit au soleil du printemps sur un véhicule d’inventaire, ce sont presque toujours des rayures de balai, faites en février par quelqu’un qui était pressé.

  • Un balai par véhicule, pas un balai pour la cour. Le sable et le gravier collés aux soies transforment un balai propre en papier sablé.
  • Aucun grattoir sur la tôle. Le grattoir sert aux vitres, un point c’est tout.
  • Attention aux joints de caoutchouc. Un joint de portière arraché en février se paie à la préparation.
  • Les essuie-glaces restés levés mettent inutilement les ressorts des bras sous tension.

La partie réglementaire, pour les véhicules qui sortent

Un véhicule qui quitte la cour, que ce soit pour un essai routier, une livraison ou un transfert entre succursales, doit être complètement dégagé. L’AMVOQ le rappelle: le Code de la sécurité routière exige qu’un véhicule soit en bon état pour circuler de façon sécuritaire, et l’infraction se paie. Les phares et la plaque d’immatriculation doivent être visibles, et le toit doit être dégagé, sans quoi la neige finit sur le pare-brise du véhicule qui suit.

Ce détail se retourne contre un concessionnaire plus vite qu’on pense. Un essai routier avec un toit encore chargé, c’est votre plaque de commerçant sur le véhicule.

Ce qui se dégage à la main, et pourquoi ça compte ici

Sur un terrain de concessionnaire, la machinerie fait bien une chose: les allées vides. Tout le reste est du travail manuel, parce que tout le reste se trouve à quelques centimètres d’une carrosserie.

Zone Ce qui s’y passe
Les véhicules eux-mêmes Balai souple, du toit vers le bas, vitres, phares, plaque
Les corridors entre les rangées Trop étroits pour une souffleuse sans risque de projection
L’accès aux portes de service Portes d’atelier, quais, entrée des employés
Le trottoir et l’entrée de la salle d’exposition La surface que le client voit et sur laquelle il peut tomber
Les bornes de recharge Inutilisables si le socle et le câble sont ensevelis

Comment on procède

Déneigement SM fait du déneigement manuel commercial à Québec et à Lévis, exclusivement. Chez un concessionnaire, ça veut dire dégager les véhicules d’inventaire au balai souple sans toucher au vernis, ouvrir les corridors entre les rangées, dégager les portes de service et les quais, et traiter le trottoir de la salle d’exposition. Nous n’avons ni tracteur ni souffleuse, et c’est précisément pour ça qu’on travaille entre vos véhicules.

Chiffrer ce que vous coûte l’hiver actuellement

Dites-nous combien de véhicules sont dehors et combien d’heures votre monde y consacre. On vous dit ce que ça donne en forfait saisonnier.

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Sources